Quand j’étais jeune, j’ai eu une période
où j’ai assidûment pratiqué le Ouija (le Ouija est une petite planche sur
laquelle figurent les lettres de l’alphabet, les chiffres de 0 à 9, « Oui », « Non » et « Au
revoir »). C’est un support censé permettre la communication avec les
esprits. Dans une version simplifiée, il suffit de prendre un verre, le
retourner à l’envers sur une table ou une surface plane, inscrire les lettres
de l’alphabet sur une feuille avant de les découper et les positionner en
cercle autour du verre. Tous les participants effleurent le verre du bout du
doigt et assez vite, le verre se met à bouger. Le dialogue avec l’au-delà peut
commencer.
Certains vous assureront que ce sont les
participants qui, par des mouvements inconscients (« l’effet idéomoteur »), font bouger le verre. Je n’y crois pas
pour la bonne raison que j’ai connu des séances où le verre se déplaçait
tellement vite qu’il était impossible de maintenir son doigt dessus.
Quant à savoir quelle force obscure fait
se mouvoir le verre – une âme en peine qui n’aurait pas trouvé le chemin
du repos ? Un esprit malin ? Lucifer ? - je suis incapable de le
dire.
Je me souviens que selon le verre,
j’avais vécu une vie antérieure à Granville (en Normandie), à la fin du XIXème
siècle.
Il y a quelques années, j’ai eu
l’occasion de me rendre à cet endroit le temps d’un week-end.
Je n’ai rien reconnu.
A bien y réfléchir, ce n’est pas si
étonnant : depuis la fin du XIXème siècle, Granville a certainement
beaucoup changé.
Le Ouija

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