Suite de
12.
Êtes-vous seul à songer et être imprégné – presque jusqu’à l’obsession – par le mur ?
Êtes-vous différent des autres ?
À moins que ceux-ci songent tout autant que vous au mur, mais répugnent à en parler.
Toujours est-il que le mur ne quitte pas votre esprit.
Une évidence s’impose : il vous faut trouver le moyen de savoir ce qu’il y a derrière ce mur.
De l’autre côté.
13.
Vous y réfléchissez. Beaucoup, énormément.
Tout le temps.
Une solution pourrait consister à casser le mur.
Ou à tout le moins, y forer un espace qui puisse vous permettre de passer à travers, afin d’avoir accès à cet autre côté qui vous obnubile tant.
Oui, c’est ainsi que vous allez procéder.
Vous vous mettez en quête d’une masse, afin de mettre votre projet à exécution.
14.
Cela vous a pris du temps, mais voilà. Vous êtes de nouveau seul, face au mur.
Et vous goûtez cet instant. Une sorte d’ivresse, de calme avant la tempête.
La journée est belle. Le ciel bleu azur, une température idéale pour farnienter à la terrasse d'un café.
Vous êtes loin, à des années-lumière de cette disposition d'esprit.
Vous avez tellement autre chose en tête.
15.
Vous cognez.
Vous cognez contre le mur, encore et encore.
Vous cognez come un forcené, vous cognez sous le cagnard qui vous fait battre le cœur jusque dans vos tempes ; la sueur dégouline sur votre front, vos mains, vos bras vous font mal et vous soufflez comme un bœuf sous l'effort répété.
Mais le mur tient.

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